la cigarette électronique

 Fumer, c'est un peu comme prendre l'autoroute à contresens. Vapoter, c'est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h. 

Bertrand Dautzenberg,
prof. de pneumologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie,
pneumologue à La Pitié-Salpêtrière
président de l'Office français de prévention du tabagisme

Le Docteur Philippe Presles Tabacologue explique le fonctionnement de la cigarette électronique

Le Docteur Philippe Presles Tabacologue explique les dangers de la e-cigarette

Le docteur Philippe Presles tabacologue interviewé sur Europe1

La e-cigarette : nocive ou inoffensive ?

Les pouvoirs publics de médecine occidentales indiquent depuis l'éclosion du phénomène e-cigarette - instrument qui fournit une vapeur aromatisée avec de la nicotine - qu'on manque du recul nécessaire pour connaître son impact sanitaire à moyenne/longue durée et pour statuer sur son innocuité. L'organisation mondiale de la santé(OMS) affirme au sein d'un document daté de juillet que "la sûreté des cigarette électronique n'a pas été scientifiquement prouvée".

Bertrand Dautzenberg, professeur de pneumologie

Bertrand Dautzenberg, professeur de pneumologie

Mais experts et docteurs s'accordent manière croissante afin d'affirmer que le taux de dangerosité des cigarettes électronique est sans comparaison avec celui des vraies clopes qui assassinent tous les ans plus de 5 millions d'êtres humains (chiffre OMS). "L'e-cigarette, bien produite et bien employée avec des e-liquides de qualité dévoile des risques infiniment inférieures à la cigarette", signale un compte rendu de spécialistes fait pour l'association francaise anti-tabac OFT pour le ministre de la Santé. Auteur principal de ce compte rendu, le pneumologue Bertrand Dautzenberg synthétise sur le portail internet du magazine Le Monde : "Fumer, c'est un peu prendre l'autoroute à contresens, vapoter, c'est rouler à 140 km/h au lieu de 130 km/h".

Gadget ou bon instrument pour stopper le tabac ?

L'OMS indique que "l'efficacité des cigarettes électroniques pour aider les fumeurs à arrêter le tabac n'a pas été scientifiquement prouvée". Malgré tout une enquête néo-zélandaise diffusée au mois de septembre à l'intérieur de la revue médicale The Lancet affirme qu'elle est "au moins aussi efficace que le patch à la nicotine" pour stopper totalement la cigarette et essentiellement réussit mieux pour fidéliser les usagers et baisser pour longtemps l'absorption de tabac. Dans un appel rendu public, 10 docteurs experts français pensent que "son potentiel en terme de santé publique est réel" pour soutenir les accrocs de la cigarette "à tourner la page du tabac".

Une pont vers le tabac ?

la cigarette électronique pour arrêter de fumer

la cigarette électronique pour arrêter de fumer ?

C'est l'essentiel reproche sanitaire fait à la "cigarette électronique": l'équipement charmerait sans problème des jeunes qui ne sont pas toujours "accrocs" au tabac et pourrait créer une dépendance à la nicotine et par destination servirait de pont vers le tabagisme. Aux U.S.A., le bureau sanitaire CDC relève en effet un boom de son usage du coté des jeunes voir même chez les personnes qui ont rarement fumé de véritables clopes et appelle à un bannissement de la commercialisation à cette population. Sur le territoire européen, l'Italie et l'hexagone ont déjà pris ces dispositions. L'association française d'utilisateurs d'e-cigarettes Aiduce et Carré Vap Toulouse y sont d’ailleurs favorable. Mais une information judiciaire conduite au mois de mars 2013 en angleterre par l'organisation anti-tabac ASH dévoile que l'utilisation permanente de e-cigarette est "extrêmement rare" du coté des jeunes de 11 à 18 ans et limité aux personnes qui fument déjà ou ont fumé.